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Attentat à l’acide chlorhydrique à Marseille :10 blessés

Une attaque à l’acide chlorhydrique a eu lieu samedi soir vers 18h devant un bar du 1er arrondissement de Marseille. Une dizaine de personnes ont été blessées. L’auteur est une femme sans abri connue du quartier. Les médias parlent d’attaque, de déséquilibré, de troubles psychologiques, comme par réflexe pour éviter d’employer le mot qui convient le mieux dans ce type d’agression: un attentat.

Une « déséquilibrée »…

La presse régionale et nationale récitent en chœur les mêmes éléments de langage. « La femme auteur de cette attaque femme auteure de cette agression a été interpellée mais on ne connaît pas encore ses motivations. » Et de conclure que cette SDF, vraisemblablement connue par les habitants du quartier « aurait des problèmes psychologiques », ce qui permet au médias de la ranger la désormais célèbre et confortable catégorie des « déséquilibrés ».

Terrorisme intellectuel

Jean Sevilla a écrit un excellent ouvrage intitulé le « terrorisme intellectuel ». Le traitement médiatique de ce fait divers nous en offre une nouvelle démonstration.

Les mots ont en effet leur importance, surtout dans notre si belle et si riche langue Française. Pourtant certains d’entre eux font fuir nombre de journalistes qui n’hésitent pas à en utiliser d’autres pour atténuer, minimiser voire excuser la portée d’un acte malveillant. Le dernier exemple en date est donc celui de cette attaque sur une dizaine de passant à Marseille à l’acide chlorhydrique.

Comme pour atténuer la portée de ce geste horrible qui peut dévisager à vie une personne qui portera sur son corps les stigmates de cet attentat déguisé en banal fait divers, les médias ont tous parler de « déséquilibrée », de SDF qui serait atteinte de « troubles psychologiques » en veillant à bien employer le conditionnel, n’ayant cependant aucune certitude médical de ce qu’ils avancent et préférant s’engouffrer dans cette confortable description, relevant presque de l’excuse, de l’auteur d’un attentat sur la vie d’innocents.

Pourtant, ce type d’attaque à un nom que les journalistes rechignent le plus souvent à utiliser. Attentat. Ce mot, qui étymologiquement veut dire « attaquer » ou «agresser» répond à cette définition :

nom masculin singulier

1. Fait d’attenter, attaque contre les biens, acte contraire aux lois.

2. Attaque contre les personnes, assassinat.

Cependant, comme dans quasiment toutes les attaques de cette nature, les journalistes préfèrent désamorcer une situation potentiellement terroriste en parlant presque systématiquement de « déséquilibré » préférant maquiller ou taire à priori la nature et la motivation d’une attaque en attribuant à son auteur de probables problèmes psychologiques.

Cette attaque de passant à l’acide chlorhydrique est bien un attentat. Sa nature n’est vraisemblablement pas terroriste mais il s’agit bien d’un attentat, d’une agression volontaire contre des personnes visant à attenter à leur vie.

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