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Commerces chrétiens attaqués, commerces musulmans épargnés. Deux témoignages inquiétants

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Le mouvement des gilets jaunes a attiré les casseurs de toute origine et de toute confession. S’il est choquant d’observer la violence avec laquelle des individus s’adonnent à la destruction de biens publics et privés en marge de manifestations initialement pacifiques, il est d’autant plus surprenant d’entendre que certains commerces seraient ciblés ou épargnés en fonction de la religion supposée du commerçant, ce que deux témoignages laissent à penser.

« Mort aux chrétiens »

A Marseille, le samedi 8 décembre vers 17h00, Enzo Alias, militant de Génération Nation dans les Bouches-du-Rhône, sortait de son local de permanence suite à une réunion avec quelques uns de ses camarades. Ils ont assisté, impuissants, à des scènes de pillages sur la Canebière à Marseille. 

Un petit snack populaire a été pris à partie par une cinquantaine de casseurs qui avaient le visage masqué. Dans la vitrine, une statue de la Vierge Marie a suscité la colère des casseurs, certains ont crié «  Mort aux Chrétiens » rapporte le jeune homme. « La scène était très rapide, entre les jets de pierres et les gaz lacrymogènes des CRS, nous nous sommes mis à l’écart pour éviter d’être blessé » poursuit-il.

Enzo Alias regrette que le mouvement des gilets jaunes tourne au vinaigre à cause d’individus sans revendication, venus simplement pour détruire des biens. «  Ce sont malheureusement des scènes aussi dramatiques que nous voyons à chaque grande manifestation des gilets jaunes à Marseille » regrette-t-il. « Les casseurs profitent du mouvement légitime des gilets jaunes et sévissent à partir de 12h, manifestement animés par une haine exprimée de la France et de son histoire. » rajoute le responsable départemental de Génération nation.  

« On n’attaque pas les frères »

A Paris, le témoignage de Jean Messiha, haut-fonctionnaire et cadre du Rassemblement national, est tout aussi glaçant. Ce Français d’origine égyptienne, maîtrisant parfaitement la langue arabe, affirme sur le réseau social Twitter avoir assisté à une scène qui l’a indignée. « Sur l’avenue de la Grande armée à Paris, mon regard a été attiré par la seule brasserie n’ayant subi aucun dégât ». Surpris, Jean Messiha engage la conversation avec le patron de l’établissement, qui s’avère être Libanais. Celui-ci lui aurait alors déclaré avoir parlé « en arabe aux casseurs », ce qui aurait eu pour effet de les faire reculer. Les individus auraient répondu « on n’attaque pas les frères ».

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