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Espagne : nouvelle claque pour le pouvoir socialiste

ANALYSE- Pedro Sanchez, le leader du PSOE prêt à tout pour entrer dans le palais de la Moncloa, réservé au chef du gouvernement espagnol, vient d’être désavoué ce jour 13/02/2019 devant le congrès espagnol.

Hier, le gouvernement espagnol a présenté ses budgets généraux de L’État pour 2019 au congrès. Ce matin il s’agissait de faire voter par les parlementaires ce budget. PP, Ciudadanos, PDeCAT, ERC, EH Bildu, Coalition des Canaries et Forum Asturias ont voté contre. De fait ils renvoient le chef du gouvernement espagnol a présenter un autre budget. 191 voix contre et 158 pour, il n’y a pas photo.

Jamais un Président du gouvernement espagnol n’avait connu une telle humiliation depuis 1995. Les temps changent.

Même avec un autre budget, il y de chances pour que les prochains budgets soient rejetés de la même manière. C’est en fait un rejet total du gouvernement Sanchez.

En effet, Sanchez a été élu dans des conditions extraordinaires au sens strict du mot.

À la suite de divers scandales financiers, le PP représenté à l’époque par Mariano Rajoy a perdu son titre de Président du Gouvernement espagnol. Une coalition de circonstance s’est créée, incluant les indépendantistes.

En dehors de la Catalogne et du pays basque, ces séparatistes sont désavoués y compris par le parti de Sanchez qui s’est engagé à combattre l’indépendance de la Catalogne de toutes ses forces.

Les temps sont durs, ils sont donc à l’unité plutôt qu’à la division

Depuis son élection, Sanchez n’arrive pas à trouver de majorité, les indépendantistes l’ayant lâché. Il devient donc évident que ses budgets seront jetés aux orties.

L’Espagne n’a donc plus de pilote dans l’avion. C’est aussi grave pour l’Europe rongée par diverses autres maladies auto-immunes…

Trois partis l’ont soutenu en dehors du PSOE, En Comun, En Marea et Marta Sibina qui a déjà annoncée qu’elle cesserait de couvrir les dérapages gouvernementaux jusqu’à ce que le navire Open Arms, pourvoyeur de réfugiés subsahariens quitte le port de Barcelone.

Comme partout en Europe, les espagnols regardent d’un très mauvais œil ce trafic d’être humains soutenus par des milliardaires sans scrupule.

À la suite du vote, Sanchez d’habitude peu avare de se dépeindre en sauveur de l’Espagne, a quitté le Parlement sans dire un mot.

L’Espagne n’a donc plus de gouvernement à moins de négocier avec des partis tenant dans des cabines téléphoniques mais devenus les maîtres du chantage pour sauver leur peau.

La proportionnelle peut parfois atteindre ses limites…

Pris en otage par son Parlement, Sanchez n’a plus le choix. Comme cela devrait se produire en France, il annoncera vendredi, après la réunion du Conseil des Ministres, la date de nouvelles élections législatives en Espagne. La réticence du PSOE n’y pourra rien, bien qu’il sache que les partis socialistes en Europe ont presque tous disparus.

Selon des sources gouvernementales, la date retenue devrait être celle du 28 avril.

La droite espagnole démontre que le pragmatisme en politique pèse plus que l’idéologie.

Elle a réussi à concrétiser une alliance allant du centre droit à l’extrême droite. C’est comme cela qu’ils ont gagné les élections en Andalousie en dégageant les socialistes installés au pouvoir depuis le départ de Franco.

Une belle leçon pour la droite française !

À cette heure, l’Espagne est un bateau ivre sans capitaine légitime.

C’est exactement le cas de la France.

La différence est qu’en Espagne on va rappeler aux urnes les citoyens pour savoir ces qu’ils veulent, alors qu’en France, on s’accroche au pouvoir à grands coups de lois liberticides.

L’Espagne nous montre le chemin à suivre.

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