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Jean Messiha, le Nouvel Homme politique

TRIBUNE – Jean Messiha n’apparaissait pas sur la liste du Rassemblement national aux élections européennes de 2019. Pourtant, en l’espace de seulement trois ans, Jean Messiha s’est imposé dans le paysage mediatico-politique comme un contradicteur hors-pair, un loyal bâtisseur de l’ombre et un orateur de grande qualité. De quoi brouiller les logiciels des gardiens de la doxa.

La savante simplicité de son discours contraste avec la finesse de ses analyses. Son « parler vrai » bouleverse le paysage politique et suscite autant l’adhésion des amoureux de la France que le rejet et l’incompréhension de ceux qui veulent en faire la terre promise des communautarismes.

L’ancien coordinateur du programme présidentiel de Marine le Pen lors des élections de 2017, devenu délégué national du Rassemblement National (RN), ne figurait pourtant pas sur la liste du RN aux élections européennes de mai 2019. Cette absence a surpris bon nombre d’observateurs et a fait davantage couler d’encre que sa présence sur cette liste n’en aurait faite couler, fût-elle en position non-éligible.

Mais ce fait du prince ne doit pas être source de division, de regrets ni d’aigreur même si les réactions sur les réseaux sociaux laissaient apparaître un sentiment assez unanime de regret qu’il ne figure pas sur cette liste. Le principal intéressé a lui-même montré la voie en acceptant son sort, rappelant courageusement et à juste titre que « le combat que nous menons n’est pas un combat d’individualités », citant le général de Gaulle et ajoutant qu’ « il y a des moments qui dépassent nos pauvres existences », et que « celui-ci en est un. »

Brouiller les logiciels des gardiens de la doxa

ean Messiha est d’abord un contradicteur, restant lui-même en pleine cohérence avec ses propos et sa démarche, car il incarne à merveille l’antithèse des idées reçues que ses adversaires véhiculent et caricaturent à longueur d’interview : le prétendu racisme des membres du Rassemblement national, leur fermeture d’esprit, la tendance au repli, le déficit intellectuel de ses partisans, la carence programmatique, la méconnaissance des problématiques et enjeux économiques, diplomatiques, géopolitiques…

Cet ancien énarque mène la vie dure à ses nombreux détracteurs qui voient en lui un traître au paternalisme racialiste de gauche puisqu’il a choisi de servir la France et non de s’en servir. Sur les plateaux, dans les débats, il provoque l’hébétude de ses adversaires, baignant le plus souvent dans la mièvrerie politiquement correcte, déstabilisés par le bon sens de ses saillies qui, dans un climat de quasi-omerta sur les problèmes de l’immigration, de l’identité, de la technocratie européenne, peuvent paraître brutales aux oreilles du quidam nourri à la mamelle de la doxa médiatique. Le plus étonnant, c’est que nombreux sont les médias où contraciteurs qui se permettent, eu égard à son étiquette politique, de rappeler à Jean Messiha ses origines égyptiennes, le qualifiant parfois « d ‘immigré ». Pierre henry, Président de France Terre d’Asile et chantre de la diversité heureuse, s’est illustré en juin 2019 sur le plateau de Sud Radio lors d’un débat au cours duquel il a renvoyé Jean Messiha à ses origines égyptiennes en l’appelant, avec insistance, par son ancien prénom « Hossam ». La réponse de son interlocuteur ne s’est pas faite attendre: « c’est ça, le racisme de gauche ! »

Ce comportement serait inconcevable, odieux et raciste à l’encontre de n’importe quel « migrant » fraîchement débarqué sur nos côtes. Mais il devient naturel et presque légitime dans l’esprit de tenants de la gauche « anti raciste », de s’attaquer de la sorte à Jean Messiha. Ainsi, Libération titrait, en 2017 : « on a appris à un porte-parole du FN qu’il était un «immigré» (sic).

Ce qui rend légitime Jean Messiha pour parler d’immigration, d’identité, d’assimilation est pourtant utilisé sans complexe par les ayatollah du vivre-ensemble pour lui reprocher ses prises de positions à contre-courant. Cette vilenie ne semble cependant pas affaiblir sa volonté de poursuivre sa route en faisant fi des turpitudes de tout ordre.

Jean Messiha, pionnier d’une ère nouvelle en politique

Jean Messiha parle vrai, parfois dur, car trop vrai. Il dit juste, il propose, il est constant dans ses postures, fidèle aux idéaux qui l’animent. Ce faisant, il participe à la construction d’une nouvelle ère en politique, celle du « bon sens en action », pour reprendre un slogan publicitaire des années 1980, du « parler vrai », de l’élite accessible, prête à faire le don de sa personne pour une cause commune qui nous dépasse et nous transcende.

Nulle question de démagogie chez Jean Messiha. Il ne courtise personne, n’a pas d’ambition politicienne. Selon moi, la démagogie est cette attitude qui consiste à dire ce que le peuple veut entendre à des fins électoralistes, et à ne pas dire ce que le peuple n’est pas prêt à entendre, en poursuivant les même fins. La posture de Jean Messiha se caractérise au contraire par le parler-vrai, au risque de perdre quelques électeurs potentiels au passage.

Il me semble nourrir la plus noble et épanouissante des ambitions : servir.

« Qui croit devoir fermer les yeux sur quelque chose, se voit bientôt forcé de les fermer sur tout » écrivait Jean-Jacques Rousseau. Jean Messiha est en cela l’éclaireur qu’il manquait au Rassemblement national, celui qui semble avoir toute la légitimité requise pour briser le plafond de verre en rendant bien plus compliqués pour les adversaires du RN les procès, de posture, en racisme et en bêtise. Il est l’érudit devenu français capable de parler à tous ceux, Français de souche comme Français de cœur, qui n’osent pas faire le deuxième pas vers le RN, celui qui rend public leur adhésion idéologique, de peur de tomber dans le piège tendu par la doxa politico-médiatique : le RN, c’est la haine de l’autre, c’est le chaos assuré, c’est l’isolement, la terreur et la guerre. Ce n’est rien de tout cela. C’est au contraire l’espoir d’éviter d’y plonger irrémédiablement.

« Le patriotisme est la source du sacrifice, par cette seule raison qu’il ne compte sur aucune reconnaissance quand il fait son devoir. » disait l’homme d’état hongrois Louis Kossuth. Sur ce point, il avait raison. La reconnaissance du sacrifice de Jean Messiha ne poindra peut-être jamais à l’horizon qui nous semble au demeurant bien sombre. Mais le devoir est fait, avec l’indéfectible soutien de tous ceux qui voient en celui qui fut ouint par la France, l’heureux présage que son patronyme suggère à ceux qui croient.

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