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La Hongrie est-elle homophobe parce qu’elle s’est retirée du concours «Eurovision» ?


La Hongrie s’est effectivement retirée du concours eurovision, estimant que ce dernier était trop proche de la « communauté LGBT+ ».

Mais est-ce que cela veut dire que la Hongrie rejette et persécute les homosexuels ?

La Hongrie a dépénalisé l’homosexualité en 1961. Elle a autorisé le concubinage homosexuel en 1996 et autorise les homosexuels à servir dans l’armée. En outre, la Hongrie pénalise la discrimination sur l’orientation sexuelle. Ce serait plutôt oser de dire qu’un pays avec une politique pareille serait homophobe n’est-ce pas ? 

Pour rappel, selon les définitions que l’on peut trouver sur ce mot, l’homophobie est un rejet ET une persécution des homosexuels. On peut en avoir peur sans pour autant se montrer agressif et indigne envers une personne homosexuelle. 

Doit-on considérer une personne qui aurait des réticences face à l’inconnu, sans pour autant se montrer irrespectueuse, comme « homophobe » ?

Dans tous les cas, la Hongrie prouve qu’elle n’est pas un état homophobe rien qu’à travers cette dépénalisation.

Si on examine l’évolution des idées et des réflexes d’opinions,  on dirait que ce sont les communautés LGBT+ (associations, personnalités…) qui ont décidé que le mariage gay, l’homoparentalité ou encore la GPA et la PMA étaient les nouveaux standards, les nouvelles normes à accepter pour ne pas être qualifié d’homophobe. On mesure l’homophobie non plus seulement à travers la pénalisation de l’homosexualité mais à travers l’acceptation de l’extension du mariage aux couples homosexuels.

En bref, elles ont déplacé le curseur du « bien » sans l’avis des peuples. Unilatéralement. Parce que pour elles, c’était « évident », même si les raisons des personnes de refuser le mariage gay n’est pas forcément la haine des homosexuels mais un souci de tradition, ou une crainte d’un glissement progressiste (ouvrir la « boîte de Pandore » vers d’autres pratiques comme la GPA ou la PMA qui soulèvent de nombreuses questions éthiques, que les communautés LGBT+ balayent à travers la seule invocation de « l’amour »).

Pourtant, refuser un droit à autrui ne veut pas dire haïr autrui pour ce qu’il est mais vouloir préserver ce droit tel qu’il a été conçu. Estimer que cela est de l’homophobie est un sophisme pour faire du chantage moral et dénigrer (nazifier) les conservateurs.

Mais revenons au problème de l’Eurovision estimée « trop gay », qu’est ce que cela veut dire ?

En fait quand on y réfléchit, on découvre que c’est un autre piège des LGBT+ , plutôt situés à gauche :
Exhiber lors des prides des hommes sexualisés, des hommes presque nus tenus en laisse comme des chiens devant… des enfants ou dansant en mimant l’acte sexuel, exhiber le cassage des normes sexuées… et associer l’outrance, la provocation et le cassage de code à l’homosexualité. Et ensuite se plaindre d’être vus à travers ces démonstrations outrancières

L’outrance est le mot à retenir (au sens démesure/exagération).

Dés lors comment voulez vous que les gens ne fassent pas l’amalgame entre le rejet de l’outrance et l’homosexualité ? Lorsque les personnes émettront des critiques, ils risquent en effet de faire verbalement l’amalgame entre leur rejet de l’outrance et l’homosexualité. Alors qu’elles n’ont pas l’intention de rejeter les homosexuels.

C’est trop facile de reprocher à autrui ce qu’on lui a inculqué comme image de soi.

Et après, comment oser dire qu’on veut être perçu comme des gens « normaux » ?

De plus, le cassage des normes sexuées est un projet politique des feministes et des LGBT+ de gauche et d’extrême gauche. A travers la théorie du Genre. 

Ces mouvements ne peuvent pas prétendre d’un côté vouloir vivre en paix, vivre leurs libertés individuelles, et de l’autre chercher à casser les normes des autres. Ils ne veulent pas que les autres les dérangent mais ils veulent déranger autrui (en pensant que cela réduira les haines à leur égard, ce qui n’est pas le cas). 

Lorsqu’ils militent pour la « déconstruction » des normes sexuées, ils montrent qu’ils ne sont pas capables d’accepter autrui tel qu’il est, or ils reprochent aux autres de ne pas les accepter tels qu’ils sont. Nous marchons la tête à l’envers. 

Je pense que la majorité des conservateurs ne rejettent pas l’homosexualité mais qu’ils rejettent le projet politique LGBT+ (imposer la théorie du Genre, supprimer les mentions de sexe, « dégenrer » les pronoms en disant « iel » au lieu de « il » ou « elle » etc…). Mais comme ils peuvent faire l’amalgame entre les deux à cause des manifestations outrancières des LGBT+ de gauche, avec une sorte de lobbying permanent (se voyant à travers les séries Netflix ou de la BBC, dans les comics, etc.), alors ils « deviennent » artificiellement homophobes. La gauche fabrique des homophobes comme elle fabrique des racistes ou des sexistes. 

Ce qui se passe dans les gayprides est teinté de sexualité, ce qui normalement relève du domaine privé, entre adultes. Nous avons déjà évoqué cela à propos de la fête de la musique à l’Elysée le 14 juillet 2018 lorsque Emmanuel Macron s’est « exposé » aux côtés de danseurs LGBT. 

A contrario de ces démonstrations outrancières, les séances publiques de « kissing » où les couples sont habillés en civil traduisent selon moi beaucoup mieux le souhait de vivre normalement et d’être acceptés pour ce qu’on est tous les jours : des gens normaux sans exubérance. Sans projet politique anthropologique.

Parfois les gens sont homophobes et le « cachent » à travers leur rejet des efféminés etc. Mais souvent, c’est surtout l’outrance qui est pointée du doigt et qui est objet de rejet. Deux comportements en apparence semblables peuvent traduire plusieurs positionnements psychologiques différents. Parfois, il faut analyser d’autres indices avant de déterminer si une personnes est réellement homophobe ou pas. 

Si nous revenons sur cette notion de projet politique à portée anthropologique, si nous prenons l’exemple des « transgenres », comment peut-on imaginer que la société puisse adopter des normes de genre qui ne nous correspondent pas pour faire plaisir à 1% de la population qui ne se reconnaît pas dans son sexe biologique ? 

Remettre en question des millénaires de détermination biologique et une réalité aussi simple que l’homme et la femme, c’est à dire opérer une révolution anthropologique pour même pas 1% des individus, ce n’est pas réaliste ni même souhaitable (comme aucun projet politique à portée anthropologique). On peut obtenir l’effet inverse que celui escompté.

Je pense que la Hongrie rejette le projet politique LGBT+. Comment leur en vouloir alors que la mentalité LGBT+ est aussi associée à l’immigration de masse, l’acceptation du port du voile, l’anticapitalisme primaire ou encore l’écologisme idéologique ?

Présentez demain des homosexuels plus proches de la vie quotidienne, sans projet politique, et vous verrez les résistances de la Hongrie s’assouplir. Et les LGBT seront beaucoup moins associés à la « décadence morale de l’Occident » (seuls les vrais homophobes persisteront dans cette croyance).

L’outrance a peut être été utile un temps, mais les homosexuels n’ont jamais évoqué de projet politique à portée anthropologique autrefois. Ils voulaient juste se faire accepter. Ils le réclament encore. Mais certains le réclament sans chercher à imposer la théorie du Genre ou la « déconstruction » des autres.

Est-ce que le recours à l’outrance était une stratégie vraiment adaptée ou est-ce que cette stratégie aurait dû être remise en question plus tôt, au fur et à mesure de l’évolution des mœurs ? 

Le recours à l’outrance nous met face à un panel d’attitudes : certains s’en servent pour dire qu’elle alimente l’homophobie, ce qui peut être un prétexte d’homophobe. Mais nous pouvons voir aujourd’hui que les choses ne sont pas aussi simples et que même les homosexuels peuvent vouloir que l’homosexualité ne soit plus seulement vue à travers l’exubérance. Ils peuvent rejeter ces « codes LGBT » et refuser que « gay/lesbienne » ne devienne une « assignation identitaire » à laquelle ils devraient se plier pour exister dans la société, sans que cela ne soit perçu comme un « retour au placard ». 

source 

https://www.ayoyeglobal.com/nouvelles/la-hongrie-se-retire-de-l-eurovision-car-le-concours-serait-trop-gay?fbclid=IwAR3Y2OtTk6WxW4iNQTqLVXqH3fVeUtlEg0tUmJAGJ36_fosxHYxI87SvyBQ

3 thoughts on “La Hongrie est-elle homophobe parce qu’elle s’est retirée du concours «Eurovision» ?

  1. La confusion entre les lois hongroises (qui n’ont effectivement rien d’homophobes) et la société poussée par la Fidesz (fédération des jeunes démocrates, le parti au pouvoir) montre une incompréhension totale de l’auteur de cet article.

    La Hongrie est homophobe, particulierement son gouvernement, pas ses lois.

    Ce n’est parce qu’elle s’est retirée de l’Eurovision qu’elle est homophobe, c’est au contraire parce qu’elle est homophobe qu’elle s’est retirée de l’Eurovision.
    Le responsable de MTVA (radio et télé publique) a justifié le retrait de la Hongrie parce que ce concours est « trop gay » et Bencsik Andras (un porte parole officieux -c’est à dire sans le titre- du gouvernement) a qualifié l’Eurovision de « flotille homosexuelle ».
    Le retrait est donc de facto justifié par l’homophobie de la télé et même du gouvernement qui ne cherche même pas à s’en cacher plus qu’en faisant porter le message par quelqu’un sans fonction officielle de façon à ne pas être attaquable par la justice (façon de fonctionner habituelle pour ce gouvernement quand il veut contourner les lois)

    Pour bien comprendre l’ambiance homophobe officielle l’Opéra de Budapest a été forcé par le gouvernement d’annuler le spectacle « Billy Elliott » (15 représentations prévues) sous prétexte qu’il s’agirait de « propagande gay ». Pour ceux qui connaissent le film, c’est la même histoire (franchement le héros est effectivement gay mais ce n’est pas le fond, pas de quoi parler de propagande)…
    Histoire interdite en Hongrie au nom d’une loi qui interdit et condamne ce qu’elle appelle la « propagande gay »
    Comme quoi même la loi est devenue homophobe depuis ce gouvernement

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