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L’accord sur le Brexit est adopté, mais tout reste à faire

Le Royaume-Uni doit quitter l’UE le 29 Mars 2019. Les dirigeants européens viennent d’approuver formellement le Brexit, ouvrant la voie à un vote parlementaire britannique le mois prochain…et une potentielle nouvelle crise.

Les dirigeants de l’ Union européenne ont officiellement convenu d’un accord sur le Brexit lors d’ un sommet à Bruxelles hier. Aux termes d’un an et demi de négociations ardues, les 27 dirigeants ont consacré à peine une demi – heure pour avaliser un traité de 600 pages portant sur les modalités du retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne le 29 Mars 2019 ainsi qu’une déclaration de 26 pages décrivant les ambitions pour une relations futures de libre-échange entre l’UE et le pays sortant.

L’UE27 a approuvé l’accord de retrait et la Déclaration politique sur l’avenir des relations UE-Royaume – Uni.

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a annoncé cet accord sur son compte Twitter.

Négociateur en chef du Brexit pour l’UE, Michel Barnier a déclaré hier que si la première phase du Brexit a été validée, le Royaume-Uni  et l’UE doivent désormais travailler pour établir « un partenariat ambitieux et sans précédent ».

« Nous restons alliés, partenaires et amis … le temps est venu pour tout le monde de prendre ses responsabilités », a-t-il déclaré.  Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a quant à lui a regretté cet accord qu’il considère comme « un jour triste », mais a néanmoins assuré le premier ministre britannique de son soutien pour faire valider cet accord par son parlement le mois prochain.

« Je crois que le gouvernement britannique réussira à obtenir le soutien du parlement britannique, » a déclaré M. Juncker, refusant de commenter ce qui pourrait arriver en cas d’échec.

 

Technocratie contre démocratie

 

Theresa May fait maintenant face à la tâche ardue de gagner le soutien parlementaire dans un contexte ou la validation de l’accord par le parlement semble assez peu évident, l’opinion publique britannique,  étant assez critique sur cet accord qui prévoit notamment un maintien des échanges commerciaux entre Londres et les membres de l’UE.

Le premier ministre devra ainsi faire face à la résistance farouche, dans les semaines à venir, de partisans et d’adversaires de Brexit au sein de son gouvernement et d’ autres partis d’opposition qui ne sont pas satisfait par les termes de cet accord, jugé trop peu ambitieux.

En cas de refus du parlement de voter cet accord, Theresa May devra affronter une véritable crise politique interne dans laquelle une renégociation de l’accord entériné, la tenue d’une élection générale anticipée ou même un second référendum sur l’adhésion à l’ UE seront des éventualités à prendre en compte. L’incapacité des dirigeants britanniques et européens à traduire la volonté du peuple pourrait alors être légitimement être interprétée comme un nouveau déni de démocratie.

Les deux dirigeants Britanniques et ceux de l’UE ont ainsi décrit l’accord actuel comme la « meilleure négociation possible ».

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