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Les élus, l’Etat et l’imam qui appelait à « tuer les juifs »

L’imam de la mosquée de Toulouse Mohammed Tataï vient d’être mis en examen pour avoir prononcé un prêche, en arabe, appelant à tuer les Juifs. Le second scandale n’est pas diffusé en boucle dans les médias, et pourtant il est de taille.

Tout en ayant connaissance des propos antisémites tenus par cet imam, ressortissant algérien de 55 ans, des élus de la région, du département, des élus de la ville de Toulouse ainsi que des représentants de l’État ont inauguré la grande mosquée de Toulouse le 23 juin 2018 en présence l’imam antisémite.

L’imam Mohamed Tatai, également président de l’association qui a porté le projet, a évoqué le plus sérieusement du monde la notion de paix quand le président du conseil supérieur islamique d’Algérie indiquait, lui, que ce lieu de culte serait « un symbole de la tolérance. »

Étaient présents aux côtés de l’imam qui dit ses prêches en arabe, Patrick Pignard pour le Département, Jean-Luc Moudenc, maire (LR) de Toulouse, et Carole Delga, présidente de la Région, qui a plaidé la «voie de la fraternité» pour « lutter contre la montée des populismes. »

Représentant l’Etat, le directeur de cabinet du préfet, Marc Tschiggfrey, a rappelé que la loi 1905 était l’outil de «la laïcité qui protège».

Comment est-il possible que ces élus et l’État aient pu soutenir de tels propos appelant à la haine de l’autre, par leur présence aux côtés de l’imam de la grande mosquée de Toulouse ?