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Macron dit « NON » aux Gilets jaunes, mais « OUI » aux poids lourds

macron ne baissera pas le prix des carburants mais reporte la vignette poids lourds

Emmanuel Macron reconnaît la colère généralisée sur les prix du carburant, mais il confirme ne « changer de cap ». Il a cependant nettement reculé devant la potentielle colère des transporteurs routiers en reportant la vignette poids lourd.

C’est un nouveau mauvais signal envoyé aux manifestants en « gilets jaunes », après que le gouvernement a initialement refusé de les recevoir avant de faire marche arrière, dont la mobilisation faiblit mais ne rompt pas. Si le président Emmanuel Macron a proposé la révision du taux de taxe sur le diesel et l’essence tous les trois mois afin de prendre en compte la variation des prix internationaux, ses annonces lors du discours très attendu sur la stratégie énergétique mardi dernier n’a pas apaisé la colère des Français sur les prix du carburant. Ces derniers sont amenés à augmenter une nouvelle fois en janvier 2019.

Macron a indiqué que les taxes sur les carburants seraient ajustées pour tenir compte des fortes augmentations mondiales du prix du pétrole, mais a déclaré ne pas reculer sur les mesures pour protéger l’environnement. Derrière cette déclaration qui caractérise le « mais en même temps » cher au président, il faut comprendre qu’il maintient sa position et ne renonce pas aux augmentations successives programmées sur le prix des carburants, et notamment du diesel.

Reculade sur la vignette poids lourds

« Ce que j’ai appris de ces derniers jours est que nous ne devrions pas changer de cap, parce que ces mesures sont justes et nécessaires, » a-t-il assené dans son discours d’une heure depuis l’Elysée, ce mardi 27 novembre 2018, ajoutant comme s’il était nécessaire d’ajouter de l’huile sur le feu, que les manifestants en gilet jaune ne pouvaient exiger de meilleurs services publics et en même temps une baisse des impôts et des taxes.

Cependant, Emmanuel Macron a rapidement reculé devant la grogne naissance des professionnels du transport routier en décalant l’entrée en vigueur de cet impôt, initialement prévu à partir de 2020. La ressource devait rapporter 500 millions d’euros par an pour financer des projets d’infrastructures routières et ferroviaires.

Une politique du « deux poids, deux mesures » manifeste qui ne risque pas d’apaiser un mouvement des « gilets jaunes » certes affaibli, mais toujours mobilisé. Des appels à la manifestation samedi 1er décembre partout en France ont été lancés sur les réseaux sociaux.

Politique, Écologie, Collapsologie, Identité, Islam, Société

Directeur de la publication d’Adoxa ● Libéral-conservatisme | Identité | Résilience territoriale. 

                                                                      

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