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On vous explique pourquoi le film « les Misérables » est une version romancée des banlieues

L’univers cinématographique à propos des banlieues a été marquée récemment la projection du film les Misérables sorti le 20 novembre 2019 qui dépeint un portrait fictionnel de la vie dans la ville de Montfermeil, banlieue sensible de Seine Saint-Denis. Ce long métrage voulant raconter l’histoire contemporaine d’une banlieue marquée par la misère sociale et par la violence marquée par celle de l’état dénonçant ainsi une ghettoïsation voulue par l’Etat. Mais un retour au réel s’impose…

Les réactions politiques 

Ce film a été suivi de nombreuses réactions de la part de la classe politique y compris celle du président de la République1, Emmanuel Macron, qui a affiché son souhait de débloquer de l’argent en direction des banlieues et celle de Valérie Pécresse présidente de la région Île-de-France qui a aussi affiché son souhait de faire un plan de 10 milliards d’euros par ans en direction des zones urbaines périphériques.

La réalité du phénomène de ghettoïsation 

Le phénomène de ghettoïsation dénoncé par ce film est quand même à relativiser voire à amender, dans les faits les cités HLM étaient le produit d’une bonne intention de la part des pionniers de cette typologie d’habitat. Dès le XIXème Siècle des modèles de logements collectifs comme celui du Familistère de Guise font leur apparition pour pouvoir réduire la solitude sociale des individus comme l’explique Charles Fourrier concepteur des théories d’utopie sociale.

L’époque de l’entre-deux-guerres fut aussi l’époque où la typologie – le modèle de logement collectif – comparable à celui que l’on voit dans les cités HLM firent leur apparition massive dans la littérature théorique relative à l’architecture moderne notamment durant le congrès international des architectes modernes – le CIAM – de 1933, la pensée de l’organisation sociale fut développé par des protagonistes comme Le Corbusier (1887-1965) par la Chartes d’Athènes qui fut la base de travail de nombreux maires et urbanistes après la seconde guerre mondiale pour reconstruire une France et loger de nouveaux français issus du baby-boom de 1945 à 1960 qui était des naissances de population d’origine non-immigrées.

Ce rapide historique est destiné à montrer qu’il n’y a pas eu de volonté de « parquer » les populations d’origine immigrées dans les banlieues dans la mesure où le modèle des habitats collectifs préexistaient avant l’arrivée des populations immigrées.

Quelques réalités économiques et sociales

Il me semble qu’il est aussi important de remettre en perspective la misère présente dans les banlieues par des réalités économiques. Le modèle des HLM se base sur la répartition des coûts d’entretien du bâti entre tous les résidents. De plus depuis qu’il y a eu la mise en place de l’ANRU (agence nationale du renouvellement urbain), des plans de plusieurs centaines de millions d’euros ont vu le jour pour réhabiliter l’urbain et le renouveler afin de lutter contre l’insalubrité de ces derniers. On chiffre le budget de l’ANRU à 708 millions2 d’euro en 2018 pour des missions de rénovation, réhabilitation et d’amélioration du cadre de vie3. Cette aide apportée par l’Etat contraste avec la violence étatique incarnée par la BAC dans le film de Ladj Ly.

L’inégalité entre les territoires doit aussi être posée différemment, aujourd’hui elle se situe d’avantage dans l’accès aux services publics entre les zones urbaines et les zones rurales, zones dans lesquelles les services publics ferment les uns après les autres4. On note également une diminution des réseaux de transports comme le montrent les cartes présentant les réseaux les voies ferrées en 1910-1930 et 2008-2014 qui se sont transformés pour ne desservir que les grandes agglomérations au dépend des communes rurales hors grands axes. Enfin on pourrait citer le modèle économique des logements collectifs qui est plus favorable que celui des logements individuels là où les charges d’entretient reviennent entière au propriétaire.

Une culture contemporaine très favorable aux banlieues

La culture aujourd’hui met en avant les banlieues par la promotion du rap, style emblématiques des banlieues où les rappeurs se livrent à des récits plus ou moins fidèles de la misère qu’ils vivent quotidiennement ainsi que par le Street-Art, art caractéristique des banlieues dans l’imaginaire collectif. Le nombre de film traitant de la question est également important.

La situation décrite par Ladj Ly dans son film Les Misérable est à la relativiser comme l’indique la réalité économique, sociale et culturelle contemporaines.

1 Source : Ladj Ly se réjouie de la réaction du président de la République Emmanuel Macron : https://www.huffingtonpost.fr/entry/les-miserables-ladj-ly-emmanuel-macron-banlieues_fr_5dd33897e4b082dae812d011

2 Source : Rapport sur l’ANRU 2018 et 2019 http://www.senat.fr/rap/l18-147-36-1/l18-147-36-115.html

3 Source : les Echos, Marion Kindermans 2018 : https://www.lesechos.fr/pme-regions/actualite-des-marches-publics/nouvelle-etape-pour-le-renouveau-urbain-du-bas-clichy-139300

4 Source 2014 : https://www.senat.fr/questions/base/2014/qSEQ14120962S.html

Article rédigé par @skullhydra5

One thought on “On vous explique pourquoi le film « les Misérables » est une version romancée des banlieues

  1. C’est une version romancée dont vous connaissez la réalité au delà des chiffres n’est-ce pas, vous soutenez une antithèse à l’égard d’une oeuvre qui se veut, à mon humble avis, sociologique ; mais alors où sont donc les témoignages et les images qui créditerait vos conjectures ?
    D’autant plus que la qualité des chiffres évoqués ne concerne qu’une partie du problème : l’aménagement des territoires.
    Quid des escarmouches avec les forces de l’ordre, l’encadrement scolaire, l’emploi ; autrement dit tout une conjugaison de facteurs permettant une stabilité sociale et la construction d’un avenir?
    Et puis ce dernier argument de la représentation médiatique ? D’une indigence de raisonnement, dont je peine à établir la pertinence d’articulation avec vos arguments fort juste.
    Le bilan est faible : sujet partiellement traité, ce constat trahit une certitude moins fondée sur le fait que l’opinion.
    Vous vous réclamer d’un journalisme châtié en étayant des sources alors que la réalité est toute autre, votre Weltanschauung entraîne à une vision borgne et partiale de la réalité. Gardez-vous de tous a priori à mon égard.

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