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Santé

SANTE: la fin du numérus clausus

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L’abandon du numerus clausus, mis en place par Simone Veil en 1971, a finalement été annoncé le 18 septembre dernier par Emmanuel Macron.

Si la décision de réformer en profondeur la première année commune des études en santé (PACES) ainsi que le concours qui la conclut semble actée, la fin du numerus clausus, qui faisait débat, a été actée.

La fin d’un concours ultra sélectif (un candidat sur sept retenu) devenait en effet une nécessité. Ce modèle ne correspond plus du tout aux réalités de terrain, si tant est qu’il ait un jour réussi à remplir son objectif de régulation.

Le maintien d’une forme de sélection à un moment donné du parcours semble quoiqu’il en soit inévitable. L’idée majeure est de faire en sorte que les étudiants ayant échoué puissent quand même valider un niveau de connaissances et se réorienter plus facilement dans d’autres filières sans avoir à tout recommencer depuis le début.

Une refonte des études de médecine qui ne sont plus adaptées à l’exercice médical était nécessaire.

Cependant, le serrage que constituait le numerus clausus et le concours de première année n’aura qu’un impact dans la prochaine décennie, donc bien tard ! Nous allons manquer de médecins et encore plus de spécialistes français dans les années à venir.

Pour la CSFM (Confédération des syndicats médicaux français), « il faut aller beaucoup plus loin et réformer l’ensemble des études médicales pour assouplir les parcours des étudiants et ouvrir des possibilités de carrière différentes ».

Pour les jeunes généralistes installés et/ou remplaçants, le numerus clausus est bel et bien « une mesure de régulation qui prouve chaque jour son inefficacité et ses effets pervers ».

Cependant, la suppression du numerus clausus ne résoudra rien à court terme pour la démographie médicale ».Ce sont surtout les critères de sélection qu’il faut revoir afin d’aboutir à une « sélection de profils plus variés ».

Politique, Écologie, Collapsologie, Identité, Islam, Société

Directeur de la publication d’Adoxa ● Libéral-conservatisme | Identité | Résilience territoriale. 

                                                                      

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Le soucis du manque de médecins est du au manque de stages dans les CHU et le manque de place dans les facs. C'est ça qu'il faut changer pour avoir plus de médecins. Cette mesure a juste réparti le problème de l'hypersélection sur un temps plus long pour sembler plus doux. Du pur Macron dans toute sa splendeur : de la com qui fait joli mais ne change rien.Pour régler le problème il faut plus de facs et de CHU. Mais ça ne colle pas avec la volonté de diminuer les dépenses de la sécu. Donc on ne le fait… Lire la suite »