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Santé: nos étudiants fuient à l’étranger

TRIBUNE – La France traverse une grave crise dans le domaine de la santé, à la fois humaine et animale qu’elle a elle-même fabriqué grâce à l’incompétence de nos dirigeants depuis des années. Nos dirigeants et nos syndicats n’ont pas su ou voulu voir venir le phénomène de la mondialisation.

En effet, les déserts médicaux se multiplient, le personnel hospitalier se fait rare, quant aux chirurgiens, n’en parlons pas. À cela s’ajoute les vétérinaires de campagne qui trouve le travail trop fatiguant et préfèrent la ville et ses petits animaux.

Comment en est-on arrivé là et pourquoi, depuis quelques années, les praticiens installés en France envoient-ils leurs enfants étudier à l’étranger en les suppliant de ne pas revenir s’installer en France pour des raisons fiscales ?

La mondialisation de l’éducation que nos dirigeants et nos syndicats n’ont pas su ou voulu voir venir s’est installée sans bruit. Il faut arrêter de penser comme après guerre.

L’Espagne, la Roumanie, les nouveaux Eldorado

De nombreux pays ont compris l’intérêt de construire ou faire construire par des investisseurs privés des campus de luxe où les chances de réussite sont bien plus grandes qu’en France.

La Roumanie, à peine entrée dans l’Union Européenne a lancé la mode dans la ville de Cluj où il est maintenant quasi impossible de trouver une place à moins de s’y prendre des années à l’avance. D’autres pays ont suivi et l’Espagne n’est pas la dernière avec des places comme Madrid ou Valence où les étudiants ont en plus la chance de profiter d’un climat et d’une qualité de vie bien plus privilégiée qu’en France. L’attrait de ces campus est simple à comprendre à condition d’en payer le prix de scolarité qui n’est pas négligeable :

  • Pas de concours d’entrée
  • Pas de numerus clausus
  • Pas de taux d’échec de 50% la première année
  • Des coûts de logements inférieurs
  • Des campus à l’américaine
  • Un suivi des études plus efficace, le succès devant être au rendez-vous !

Ce qui est navrant c’est que ce sont souvent des praticiens bien installés en France qui envoient leurs enfants dans ces pays. Une fois installés dans ces nouveaux El Dorado de l’éducation supérieure, ils s’y trouvent bien, savent que leur diplôme sera reconnu dans toute l’Union Européenne et commence même à vivre une vie de couple. Quand on leur demande où ils veulent s’installer une fois leur diplôme obtenu, ils répondent toujours : « ici » !

Il faut en prendre conscience. Selon l’OCDE la France attire des étudiant dont 42% d’africains suivi par les asiatiques avec 21%. On sait parfaitement que la plupart de ces « étudiants » africains ont trouvé là le moyen d’émigrer dans notre pays et ne retourneront jamais dans le leur. De ce fait, le diplôme obtenu dans une université française se trouve dévalorisé. C’est bien pour cela que les parents ayant un diplôme universitaire les envoient faire leurs études dans des pays plus crédibles.

Ce sont les pays anglophones et plus particulièrement les USA qui tirent leur épingle du jeu et attirent à eux seuls 1/3 des étudiants en mobilité internationale. Actuellement, pour des raisons de coût, toujours selon l’OCDE, c’est l’Estonie, La Fédération de Russie, la Lettonie et la Pologne qui ont doublé leur nombre d’étudiants étrangers.

Disons-le tout net, nos cerveaux s’en vont

Ils ne veulent plus cohabiter avec des cancres et obtenir à la fin de leurs études des diplômes sans aucune valeur. Nos dirigeants successifs n’ont pris conscience de rien. L’offre éducative n’ayant pas suivi le rythme de la demande d’enseignement supérieur en terme de qualité, de nombreux étudiants de notre pays se tournent vers l’étranger. De plus, de par la popularité des classements internationaux, la France donne une très piètre idée de son enseignement public ! Il suffit d’aller jeter un œil sur le classement PISA. La France est 26ème sur 70 !!!

Certaines universités sont déjà des poubelles éducatives bien connues. D’autres, par la force des choses, vont le devenir. L’avenir de notre enseignement supérieur paraît bien sombre !

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