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« Sur tous les sujets essentiels qu’il a abordés dans son recueil, Grégory Roose a parfaitement raison »

LIVRE – Grégory Roose a publié un recueil d’aphorismes intitulé Pensées interdites dans lequel il exprime des opinions dont l’expression est désormais interdite par la police de la pensée qui s’est constituée au sein des médias subventionnés. Cette police de la pensée vise essentiellement ceux qui refusent d’ânonner les idées toutes faites concernant les bienfaits supposés de l’immigration, le nécessaire dépassement des nations historiques, la nécessité absolue de la fédéralisation de l’Europe, le bien-fondé des exigences des minorités « sociétales », la nature de l’islam, supposé être une religion de tolérance, d’amour et de paix et celle de l’islamisme qui en serait l’exact contraire, la monnaie unique qui était supposée créer de la croissance et des emplois…

Grégory Roose insiste sur la nocivité de la politique migratoire menée par l’Union Européenne et les Etats membres qui se soumettent à ses diktats. Cette politique relaie d’ailleurs celle de l’ONU qui est bel et bien une politique de « replacement migration », ce qui en français signifie « migration de remplacement ». Les médias et les politiciens accusent ceux qui dénoncent cette migration de remplacement d’être des « conspirationnistes » c’est-à-dire des malades mentaux, cependant, Philippe de Villiers a dévoilé une information importante dans un de ses derniers ouvrages (‘’Les cloches sonneront-elles encore demain ? ’’): ‘’Pendant des années, les élites ont caché aux peuples européens leur plan secret : l’ONU a donné instruction à l’Europe d’appliquer le principe de la « Replacement migration », la migration de remplacement’’ (Rapport de la Division de la population, département des Affaires économiques et sociales, secrétariat des Nations unies, 21 mars 2000). ‘’La division de la population des Nations unies établit régulièrement des projections scénarisées qui évaluent les « migrations de remplacement » nécessaires pour maintenir un ratio actifs/inactifs convenable, préservant la croissance européenne. Le scénario migratoire qui viserait au maintien du ratio « 3 actifs pour 1 retraité recommande de faire entrer dans l’Union Européenne 153,6 millions d’immigrants de 2015 à 2040, au rythme d’une moyenne de 6,1 millions par an au cours de cette période ». Quant à la France, le scénario de l’ONU préconise pour elle l’entrée de « 16 millions de migrants de 2020 à 2040, soit 800000 personnes par an sur la période ». La formule onusienne, appliquée par les dirigeants de l’Europe vient d’être reprise en France, par une note officielle de l’Institut national d’études démographiques (INED). Elle date du 6 avril 2016. Elle préconise ainsi le recours à l’immigration massive : « Alors que la crise économique va passer, la crise démographique va au contraire prendre de l’ampleur et sa résolution prendra du temps. Les migrations de remplacement pourraient faire partie des réponses de l’Europe à sa situation démographique »’’. Ces derniers jours, Jean-Paul Delevoye, ancien membre du RPR et de l’UMP passé à LREM, a déclaré qu’il faudra laisser entrer 50 millions de personnes dans l’Union Européenne d’ici 2050 pour sauver les systèmes de retraite, illustrant ainsi une nouvelle fois cette volonté des élites de substituer aux Européens des populations qui leur sont étrangères. Il n’y a pas de conspiration dans tout cela, seulement une volonté politique parfaitement claire et transparente.

Grégory Roose s’inquiète des graves désordres que pourrait provoquer l’installation massive de populations musulmanes chez nous, mais il n’a pas tort de s’en inquiéter et il n’est pas le seul. Ainsi, le 2 décembre 2019, Jacques Julliard, qui n’est pas un énervé d’extrême-droite, a écrit dans Le Figaro : ‘’Qui ne voit que ce qui est en train de se mettre en place autour de l’islam et de la laïcité est gros d’un nouvel épisode de guerre civile, avec, dès maintenant, le coefficient de haine nécessaire à l’embrasement? Je vais y revenir’’. La démographe et sociologue Michèle Tribalat a écrit à ce sujet qu’elle pensait que la création d’émirats dans certaines régions de France était tout à fait envisageable, ce qu’a d’ailleurs confirmé François Hollande quand il a évoqué une possible partition de la France.

L’auteur n’a-t-il pas raison de souligner le fait que l’islam est plus qu’une religion ? Sans aucun doute, car comme l’a écrit l’islamologue Anne-Marie Delcambre dans son ouvrage intitulé ‘’L’islam des interdits’’, l’islam a toujours été politique depuis sa création par Mahomet : ‘’Mais c’est la violence guerrière, la ruse, l’assassinat, qui lui permirent de réussir et d’imposer sa religion. La politique de combats et de razzias est bien première puisqu’elle a permis à Mahomet d’exister en tant que prophète……Oui, l’islam fut d’abord une politique ! ’’. Et une politique qui a depuis toujours utilisé la violence et la guerre sainte : ‘’L’obligation de la guerre sainte se trouve bien dans le Coran. Le thème occupe environ 250 versets sur 6235 versets. Ainsi sourate 4, v. 76/74 : « Que combattent dans le chemin d’Allah, ceux qui troquent la vie immédiate contre la vie Dernière. A ceux qui, combattant dans le chemin d’Allah, sont tués ou sont vainqueurs, Nous donnerons une rétribution immense »’’. Et elle ajoute : ‘’Au risque de choquer, il faut avoir le courage de dire que l’intégrisme n’est pas la maladie de l’islam. Il est l’intégralité de l’islam ; Il en est la lecture littérale, globale et totale de ses textes fondateurs’’.

Quant à Michèle Tribalat, elle a cité dans son ouvrage intitulé ‘’La République et l’islam’’, Muhamas Asad qui a écrit : ‘’ « il est avant tout indispensable de se rendre compte que l’Islam a pour but d’influencer et de diriger non seulement les relations de l’homme avec Dieu mais également, et avec non moins d’insistance, les relations entre les hommes »’’.

Ibn Warraq a écrit dans son ouvrage intitulé ‘’Pourquoi je ne suis pas musulman ‘’ : ‘’La loi islamique essaie de régenter tous les aspects de la vie sociale d’un individu. Ce dernier n’est pas libre de penser ou de décider par lui-même. Il lui est seulement permis d’accepter les commandements divins tels qu’ils furent infailliblement interprétés par les docteurs de la Loi’’. Et dans ce même ouvrage : ‘’ ‘’La loi islamique refuse tout droit aux femmes et aux minorités religieuses non musulmanes. Les païens et les incroyants ne bénéficient d’aucune mesure de tolérance. Pour eux, c’est la conversion ou la mort. Les Juifs et les Chrétiens sont traités comme des citoyens de seconde classe……Les femmes sont considérées comme inférieures aux hommes. Leurs droits sont limités et, du strict point de vue religieux, elles ont moins d’obligations. En ce qui concerne le prix du sang, les témoignages ou les successions, la femme est comptée pour la moitié d’un homme. En matière de mariage ou de divorce, sa position est nettement moins avantageuse que celle de l’homme : dans certains cas, son mari a même le droit de la battre’’ et plus loin : ‘’Elles ne peuvent pas se déplacer librement ni épouser un non-musulman’’.

L’islam est une religion politique et le Coran (qui est l’expression directe de la parole divine et qui ne peut être modifié) est, aussi, un code juridique ; c’est en cela, surtout, que l’islam pose problème aux authentiques républicains lesquels ne se soumettent qu’à la « vox populi » et en aucun cas à la « vox Dei ». Les principes du républicanisme ne sont pas compatibles avec ceux de l’islam. Quant au christianisme, il fait, lui, la part des choses entre ce qui revient à César et ce qui revient à Dieu.

Sur tous les sujets essentiels qu’il a abordés dans son recueil, Grégory Roose a parfaitement raison, par contre, je ne partage pas l’idée qu’il se fait de Macron lequel serait, selon lui, un pur opportuniste voire un aventurier sans convictions. Je pense au contraire qu’il est un libéral très pur pour lequel les deux faces du libéralisme n’en font qu’une comme l’a bien expliqué le philosophe Jean-Claude Michéa qui l’a comparé à un ruban de Möbius. Le libéralisme a deux dimensions, une dimension économique et une dimension philosophique et morale. La gauche socialiste et communiste avait occulté, entre 1848 et 1990, le libéralisme économique des révolutionnaires de 1789 mais après l’effondrement du bloc soviétique, la gauche socialiste a renoué avec lui. La droite libérale, a contrario, ne prenait en compte que sa dimension économique mais une frange de plus en plus large de cette droite adopta progressivement ses principes philosophiques et moraux. Puis arriva Macron, qui rassembla les libéraux de droite et de gauche en leur proposant sa vision unifiée (et pertinente) du libéralisme. Le bloc libéral (ou bloc élitaire) s’est cristallisé et semble désormais inaltérable comme l’a souligné Jérôme Sainte-Marie. Les stratèges de LR qui fondent leurs espoirs sur sa désagrégation risquent d’attendre longtemps.

Bruno GUILLARD

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