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Un festival « féministe » parisien fait la guerre… à l’hétérosexualité



Nous commençons à être habitués aux différentes élucubrations féministes, décoloniales, LGBT+ etc. Du moins, nous pensions y être habitués. Nous acceptons bien sûr l’idée que « chacun pense ce qu’il veut », nous avons plus de mal à accepter l’usage de nos impôts dans la diffusion de théories plus ou moins délirantes à un grand public, nous n’acceptons pas les anathèmes et autres insultes en cas de désaccord avec ces théories (c’est un signe qu’elles peuvent relever du pur dogmatisme). Mais ce coup-là, nous ne l’avons pas vu venir…


Le 24 septembre à Paris, sera organisé un festival « féministe » intitulé « Sortir de l’hétérosexualité« , rien que ça ! Nous rappelons que l’inverse existe, ça s’appelle les « thérapies de conversion », où des personnes tentent de « convertir » l’homosexualité en hétérosexualité. Si ce genre de pratique n’est pas toujours condamné légalement, c’est dans nos sociétés, très mal vu moralement. Pourquoi un festival visiblement en « guerre » contre l’hétérosexualité serait plus acceptable ? Mais là encore, ce n’est rien. En effet, lorsque nous avons consulté l’article dédié à ce festival et paru dans Les inrockuptibles, nous avouons avoir eu des pauses, non pas à cause de la fatigue, non pas parce que les propos étaient compliqués, mais parce que nous n’en revenions pas. La lecture nous a paru hallucinante, surtout lorsqu’on pense que des personnes CROIENT à ce qu’elles racontent, même au summum de l’absurde (car c’est bien le mot : absurde, au sens plein du terme). Aussi, cette analyse est pour un moyen d’essayer de « digérer » ce texte et les propos qui y sont tenus.

Le festival entend exposer l’hétérosexualité pour ce qu’elle est : un régime d’exploitation et une fiction politique. C’est curieux, nous n’avons pas souvenir que les femmes sont exploitées en occident. Et s’il s’agit d’une fiction politique, je demanderais volontiers aux militantes Juliet Drouar et Juliette Hammé, pourquoi elle est répandue mondialement, depuis toujours, même dans des cultures qui ne communiquaient pas encore entre-elles. Les hommes se sont donnés le mot par des moyens cachés ? Je me demande aussi en quoi elle serait au fondement de la création des classes.

Elle serait également en lien avec la construction du capitalisme. Pourquoi ? Parce que l’hétérosexualité permet de ne pas salarier le travail de reproduction. Je n’étais pas non plus au courant que faire des enfants était un travail… On en apprend tous les jours sur la planète féministe. Apparemment, les femmes auraient à gagner en devenant lesbienne et en construisant une vie commune avec d’autres femmes. Ça alors, voilà que les hormones, le cerveau, la nature… tout cela est balayé. Juliette Tamar croit vraiment qu’on peut changer de sexualité par un travail de pensée ? Même dans les thérapies de conversion, ils pensent à l’aspect émotionnel et comportemental. Et puis en quoi être lesbienne serait une construction, et qui plus est, plus avantageuse ? Ma foi, si elles posent l’hétérosexualité et l’homosexualité comme des constructions, alors les deux orientations peuvent être des « choix ». Tiennent-elles à glisser sur ce terrain-là ?

La suite ressemble à une autre contradiction : Lorsque Tamar parle de faire dialoguer lesbianisme et réforme de l’hétérosexualité (oui, si elle le voit comme une construction politique, alors ça doit être réformable dans son esprit), alors quel est son but ? Pousser vers la sortie du couple hétérosexuel ou le modifier ? Tant que le couple hétérosexuel existera, alors elle ne pourra logiquement rien faire dialoguer du tout puisque son présupposé est que c’est une construction « aliénante » de fait et que le seul moyen d’en sortir est de devenir lesbienne. Il faudra savoir ce qu’elles veulent. La guerre ou le dialogue ? On dirait que c’est une guerre DEGUISEE en dialogue (à sens unique bien entendu).

Par rapport à la suite, nous préférons ne pas penser au fait que le contribuable a surement financé des bourses d’étudiants qui ont passé des années à rédiger des élucubrations dans des revues de sociologie, mais alors pour lier hétérosexualité et économie, il a dû en falloir un effort d’imagination. Le capitalisme est une culture du gratuit qui repose sur le fait de ne pas payer un certain nombre de populations comme les femmes ou les personnes racisées. Dire que le capitalisme est une culture du gratuit est sûrement le comble du paradoxe, mais outre cette bizarrerie, je ne savais pas que les femmes et les noirs, asiatiques ou maghrébins, ne recevaient pas de salaire en fin de mois lorsqu’ils étaient embauchés dans une entreprise qui opère en toute légalité. Un autre régime s’appelle l’esclavage, mais alors Juliat Drouar devrait regarder du côté de certains pays musulmans pratiquant encore l’esclavage plutôt que du côté de l’hétérosexualité. Bref, vous êtes toujours accroché ? Voyons la suite :

« La critique féministe lesbienne montre qu’être une femme c’est surtout être la femme d’un homme, et qu’on est produite en tant que femmes par notre dépendance et assujettissement aux hommes. Wittig disait que les lesbiennes ne sont pas des femmes, effectivement elles ne sont pas appropriées dans leur vie privée par un homme même si elles ont aussi des patrons, des pères, des voisins, des violeurs.  »

Nous songeons avec le sourire à tous ces couples qui liront ce passage, et qui vont certainement bien rire, surtout si madame « porte la culotte ». Quant à mettre à la suite pères, voisins, violeurs… cela pose question sur sa vision des hommes.

Bon, nous invitons Juliet Drouar à consulter l’article de Solveig Mineo (une des seules vraies féministes que nous connaissons) qui a longuement critiqué la thèse de Priscille Touraille selon laquelle les femmes seraient plus petites que les hommes à cause d’une privation alimentaire, notamment de protéines. Cette thèse n’est pas scientifique, n’est pas validée d’un point de vue biologique. Et dans la nature, chez les mammifères, quasiment toutes les femelles sont moins massive que les mâles, à quelques rares exceptions près (oui, il y a eu un travail de thèse là dessus, et appuyé par une ancienne disciple de Levi Strauss, Françoise Héritier. On peut être sorti de toutes les universités du monde, ça ne nous met pas à l’abri de croire à n’importe quoi et de dériver en militantisme dogmatique et absurde au lieu de faire de la recherche scientifique).

Juliette Tamar parle de standards sexués qui sont finalement très artificiels, à propos des physiques féminins et masculins. Depuis quand avoir un corps biologiquement masculin ou féminin est un artifice, alors que c’est la norme quasi absolue dans le monde des mammifères ? Depuis quand les femmes existent pour être mères ? Ce n’est pas parce que les femmes peuvent biologiquement le faire que c’est leur but, leur destin absolu. Enfin, pourquoi ne dit-elle pas dans ce cas que l’homme existe pour être père et qu’il y aurait alors une « assignation » à la paternité ? Depuis quand les femmes blanches délèguent le travail reproductif aux femmes non-blanches ? D’où il y a une répression de la maternité des femmes non-blanches (ce n’est absolument pas démontré d’un point de vue démographique). Il faudrait savoir : soit les femmes blanches délèguent leur maternité aux femmes non-blanches, soit la société réprime les réprime. Dire une chose puis son contraire est un truc de féministe aussi ? Depuis quand l’émancipation des femmes blanches s’est faite sur celle des femmes non-blanches, à part comme le dit Tamar, sur SON principe à elle et à elle seule (et quelques autres illuminées du même genre).

En tous cas les but de l’exposition est claire : sortir de l’exposition brainwashé et non-hétéro. Il paraît que c’est une émancipation, une joie, le bonheur… rien que ça. Evidemment, tout le raisonnement est construit de sortes à ce qu’il est impossible que ce soit elles qui puissent être dans la propagande, c’est pourquoi elles sont dans le dogmatisme, car tout ce qu’elles disent est absolument irréfutable, même si c’est faux. Elles qui promettent l’illumination, comme si ce festival était une « réunion » des témoins de Jéhovah ou de scientologues, qui promettent à peu près le même genre d’illumination. Et en général, le capitalisme a bon dos.

Juliette Tamar finit par ces mots, l’hétérosexualité n’a qu’à bien se tenir. Effectivement, je lui souhaite bon courage pour détourner les femmes des hommes.

Comme je l’ai déjà dit, les gens peuvent penser ce qu’ils veulent et même essayer de convaincre les autres d’à peu près n’importe quoi. En soit, une confrérie qui veut convaincre le public que les petits hommes verts existent, pourquoi pas. Les seules choses qui me dérangent, c’est que Les inrockuptibles bénéficient d’à peu près 300 000 euro de subventions (mon argent, votre argent) par an et qu’une bourse étudiante peut dépasser les 400 euro. Être d’emblée le client ou le mécène d’idéologies délirantes que je ne partage pas m’est en revanche très dérangeant. En fait, c’est tout à fait inacceptable.

note : pensant que nous avions atteint le comble de l’absurde, nous sommes tombés sur un article affirmant que le « poop-shaming », c’est-à-dire la gène liée au fait d’avoir besoin et d’aller aux toilettes, est une autre forme de « domination masculine ». Finalement, on peut tomber sur pire lorsqu’on croit avoir touché le fond… de la cuvette intellectuelle en l’occurrence. Mais au moins, TerraFemina est un magazine privé et on peut choisir de ne pas en être client, ouf ! 

Source

https://www.lesinrocks.com/2019/09/20/actualite/societe/a-paris-un-festival-feministe-propose-de-sortir-de-lheterosexualite/

https://www.terrafemina.com/article/pourquoi-les-femmes-souffrent-du-caca-shaming_a350648/1?fbclid=IwAR3oCBt15fBwNDxv_lY8Hh2Jy_nbzEOjduUfSDOC5wlSvzM6pNA5IBlNv18

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