La France interdite de Laurent Obertone, chez Ring éditions
Education

Ecole et Citoyenneté: former et canalyser les esprits critiques

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Nous rêvons tous d’avoir des enfants parfaits citoyens, capables de penser, réfléchir, analyser. Si Rabelais rêvait d’ « abîmes de sciences », Montaigne préférait un homme à « la tête bien faite » plutôt que « bien pleine ».

Et en 2018, on découvre le « parcours citoyen de l’élève ». Le programme de l’Education à la citoyenneté du Ministère est si vague et parfois si confus que nous aurons l’occasion d’y revenir en détails, ultérieurement, car il mérite que nous posions les questions adéquates.

Les enfants suivent donc des cours d’Education Civique dès le Primaire, ce sont surtout des connaissances à amalgamer et mémoriser. Reste à savoir si la démarche sera utile et suffisante pour faire de nos enfants des citoyens responsables ou juste endoctrinés à une époque où ils sont bien malléables.

Eduquer, n’est-ce pas aider l’enfant à se construire, à devenir un véritable citoyen, c’est-à-dire, capable de réfléchir, analyser, argumenter. L’Ecole laïque repère l’élite républicaine, quoi qu’elle dise et fasse, elle favorise ceux qui étaient bons, l’auraient été dans toute école et même auraient réussi sans école du tout.

Reste à savoir ce qu’elle fait des dits « mauvais élèves » qui ne sont pas des élèves qui ne savent rien, mais qui sont méprisés ou dont on ignore les capacités. Ce sont eux qui, le plus souvent, vont constituer le terrain propice à la délinquance.

Pourquoi on en arrive là ? Pour les parents, savoir, c’est réciter ce que l’on a entendu à l’école et pas se servir de ce que l’on a appris. L’enseignant, lui, contrôlera le travail de l’élève qui devra retranscrire, là encore, ce qu’il a entendu en cours. Le « mauvais élève » sera chassé, on dira exclus, du système ou mis sur le bas-côté : il ne savait pas ses leçons, n’avait nulle envie de les apprendre et encore moins de faire ses exercices.

Ne faut-il pas se demander pourquoi les plus mauvais sont devenus si mauvais et chercher à savoir ce à quoi ils sont destinés, sans mettre sur eux la trop célèbre étiquette de « bon à rien ».

La mission du fonctionnaire qui éduque est pourtant de former un citoyen capable de gagner sa vie, si possible et pourquoi pas, tout en étant heureux. C’est son rôle de découvrir les aptitudes de chacun.

Ce n’est que lorsque l’on aura donné à chaque futur citoyen une occasion de vivre de ses compétences que l’on pourra espérer de lui qu’il devienne un Véritable citoyen.

Mireille Côte

Politique, Écologie, Collapsologie, Identité, Islam, Société

Directeur de la publication d’Adoxa ● Libéral-conservatisme | Identité | Résilience territoriale. 

                                                                      

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