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Élections législatives en Espagne

ANALYSE- L’Espagne a vécu la nuit dernière un énorme bouleversement dans la structure politique du pays.

Le parti leader de la droite classique a subi une déroute, inédit jusqu’alors, passant de 137 à 166 sièges.

Le parti d’extrême gauche Podemos a subi le même sort passant de 71 à 42 sièges !

Mais où sont donc passées les voix des espagnols ?

Trois partis en profitent :

Le parti socialiste qui passe de 85 à 123 sièges.

À la surprise générale, Ciudadanos, le parti de centre droit qui talonne désormais le PP passant de 32 à 57 sièges.

Le parti «populiste» VOX qui  était largement attendu et qui rentre au Parlement avec 24 sièges. Une entrée très remarquée !

Le système électoral espagnol est très différent de celui de la France. C’est un scrutin entièrement proportionnel à un tour. 11 partis, parfois minuscules vont représenter les espagnols aux Cortes. Certains sont des partis indépendantistes. Remarquons la percée de l’ERC, le parti indépendantiste catalan, qui passe de 9 à 15 sièges.

Notons un phénomène qui ferait rêver la France. Le corps électoral s’est largement mobilisé avec 75.75% de votants. La mobilisation a été très forte, notamment en Catalogne, démontrant que les catalans restent toujours attachés à leur indépendance.

Notons aussi que les Espagnols continuent à sanctionner les partis auteurs de malversations, malgré les têtes qui sont tombées. Avec leurs revenus majoritairement modestes, la population espagnole ne pardonne pas à certains partis les milliards qu’ils se sont mis dans les poches.

C’est certainement ce qui justifie le score du parti de centre droit Ciudadanos qui pour l’instant n’a jamais été impliqué dans une affaire de corruption. C’est aujourd’hui la troisième force politique du pays. Désormais, ce n’est plus la marque blanche du PP comme aimaient à le dire les Espagnols de gauche. Le PP a d’ailleurs été le seul parti à rester muet, hier soir. Ils ont tout perdu. Peut-être seront-ils vite à la remorque de Ciudadanos. Le PP est dans le même état que l’UMP.

Reste maintenant un problème que la France connaissait bien sous la quatrième République.

Aucun parti n’ayant assez de sièges pour atteindre la majorité au Parlement, il va falloir faire des alliances souvent peu recommandables. Pour ceux qui sont tenté par le proportionnelle en France, ils seraient bien déçus de la manière dont les choses se passent après les résultats connus. Une véritable discussion de marchand de tapis !

C’est la rançon d’une véritable représentation à la proportionnelle.

Le parti arrivé en tête (PSOE) va maintenant nouer des accords avec des prétendants potentiels pour atteindre à 2 ou à 3 la majorité absolue. Tout le monde est intéressé et ont oublie toutes les promesses faites pendant la campagne électorale.

Attention, on joue des places de ministres. Pour un politicien de métier, c’est presque le poste suprême. Celui dont on a rêvé toute sa vie !

À l’heure actuelle, deux possibilités sont avancées par les « spécialistes ».

Un accord PSOE avec l’extrême gauche de Podemos, ce qui a lourdement fait chuter la Bourse de Madrid, ce matin.

Un accord moins radical avec Ciudadanos, une sorte de « Macronie »  en quelque sorte.

Le problème, c’est que nous sommes en période électorale pour les municipales, les Parlements locaux et les Européennes. Il est donc difficile de défendre ses propres idées si on fait en pleine campagne des alliances contre nature. Mais faisons confiance au monde politique pour expliquer aux électeurs que personne ne trahira personne !

Tous ces partis ont jusqu’au 23 mai pour terminer leurs négociations. Tout est possible ! Les maîtres chanteurs sont déjà dans les couloirs du Parlement…

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